Macron, le Thatcher français ?
Par Jean-Claude CHAILLEY Secrétaire Général de Résistance Sociale

Jean-Claude CHAILLEY Secrétaire Général de Résistance Sociale aux journées nationales de la GDS à Tours les 13 et 14 octobre 2018

Journal REsistance SOciale n° 174
Octobre 2018

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 et 2 : L’édito / p.2 : Solidarité internationale / p.3 à 6 : Place au débat : Non à la retraite par points / Quelle suite pour les GM&S ? / p. 7 : Actualité sociale : pouvoir d’achat des salariés / p.8 : Coup de gueule : procès de G. Filoche

L’édito de Marinette Bache

Drôle d’été, sacré rentrée !

Le gouvernement d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe traverse des tourmentes.

Cet été, c’est l’affaire Benalla qui a fait la Une. De rebondissement en rebondissement, on a découvert comment fonctionnait l’entourage proche d’E. Macron.

Révélateur que le responsable de la sécurité de l’Élysée se croit autorisé, non seulement à frapper des manifestants –ce qu’il a nié alors que la vidéo prouve ces violences- mais également à traiter les sénateurs de « petits marquis », lui qui n’est là que par le fait du prince !

Révélateur qu’il ait obtenu le haut grade de lieutenant-colonel dans la réserve citoyenne de la gendarmerie et qu’il possède un badge d’accès privilégié à l’Assemblée nationale !

Révélateur que, suspendu pour 15 jours –manifestement pour couper l’herbe sous le pied à toute procédure administrative et légale à son encontre- il continue de percevoir l’intégralité de son salaire ! Et qu’il continue à avoir accès à l’Assemblée nationale !

Révélateur qu’il soit logé dans un appartement dépendant de la Présidence !

Révélateur que Macron cherche à entraver les travaux de la commission d’enquête parlementaire !

Révélatrices les auditions de G. Collomb et Michel Delpuech, ministre de l’Intérieur et Préfet de Police, auxquels il semble bien qu’on ait voulu faire porter un chapeau trop grand pour eux et qui plaident l’ignorance !

Au-delà de cette affaire qui n’honore pas ceux qui ont couvert ou organisé cette situation est significative de la conception jupitérienne de gouverner de Macron, celui-ci nous fait la grâce de nouvelles réparties dont il a le secret. Et, comme souvent, il choisit d’être à l’étranger pour insulter ses compatriotes. Après avoir, depuis Athènes, qualifié les Français de fainéants, après les « illettrées », les gens qui devraient « travailler pour se payer un costard », les voyageurs qu’on croise dans les gares, qui « se réunissent et ne font rien », nous voici devenus des « gaulois réfractaires ».

Avec l’aide d’Astérix, les Français lui ont répondu avec humour sur internet, qu’on pourrait bien répondre à son invitation « d’aller le chercher ».

Aujourd’hui la crise prend de l’ampleur. Après Hulot, médiatique président d’Ushaïa, s’apercevant qu’il allait payer les décisions anti-environnementales du gouvernement, et qui donne sa démission, après Laura Flessel, c’est Collomb qui quitte le navire-bateau ivre afin de se réfugier dans son fief lyonnais. (...)

Documents joints
Jean-Claude Chailley, secrétaire général de RESO, intervient lors du débat-formation organisé par R&S et GDS sur la Sécurité sociale.
Mercredi 3 octobre 2018

Introduction par Michel Jallamion.

Rapport CAP 22 : Analyse et argumentaire
Par Jean-Claude CHAILLEY

Vous trouverez ci-dessous un numéro spécial de notre bulletin consacré au rapport de la commission dite CAP 2022. Vous retrouverez bien sûr le mois prochain vos rubriques habituelles.

En ce début septembre, bonne rentrée à toutes et tous !

Marinette BACHE

Journal REsistance SOciale n° 172
Juillet/août 2018

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 et 2 : L’édito / p.2 : Solidarité internationale / p.3 à 6 : Place au débat : réforme des retraites / p. 7 : Actualité sociale / p.8 : Coup de gueule

L’édito de Marinette Bache

En ce début de congés d’été, je vais encore m’attarder à souligner combien Macron reste le président des riches. Avec une arrogance peu commune, il s’arroge le droit de donner des leçons à ceux qu’il considère comme « petits ». Il moque publiquement les gouvernants de pays africains, s’exposant d’ailleurs à la réponse digne du président ghanéen. Mais il s’écrase devant Vladimir Poutine qui ne dissimule pas le peu de considération qu’il lui porte.

En politique intérieure, il poursuit, dans son mépris affiché pour les défavorisés et évoque, concernant les aides sociales, qu’elles coûtent « un pognon de dingue », oubliant les cadeaux divers faits aux riches. Pourtant suppression de l’ISF, suppression de l’exit tax, réforme fiscale, exonération de l’augmentation de la CSG … tout cela a bien bénéficié aux « 1ers de cordée » !

Nos riches l’avaient sans doute mérité, même s’ils viennent aussi de se partager les 45 milliards d’euros de dividendes des entreprises du CAC40. Alors les aides sociales aux familles en difficultés, aux mères chefs de famille, aux allocataires de l’APL,… vous comprenez que ça ne rapporte pas grand’chose. Peut-être même qu’en poursuivant le changement de société, on pourrait, comme aux Etats-Unis, confier tout ça à des associations de bienfaisance, religieuses même, pourquoi pas ?!

C’est bien de cela qu’il s’agit : du changement de notre modèle social issu du CNR et qui a tenu jusqu’alors malgré les attaques qu’il subit depuis une trentaine d’années et la régression progressive vers le modèle américain. En attendant c’est la réforme des retraites qui est engagée : elle est détaillée dans le « Place au débat » de ce bulletin. Quant au plan « pauvreté » qui devait être présenté ces jours-ci, il est renvoyé à l’automne : les pauvres peuvent bien attendre encore un peu. La grève des cheminots s’essouffle. Saluons les employés de la SNCF qui l’ont menée, en grande partie, dans l’unité syndicale, et avec beaucoup de courage et d’abnégation. Ils avaient conscience qu’ils étaient les défenseurs d’une conception solidaire de la société. Prenons garde à ce que la voie ne soit pas ouverte maintenant pour la remise en cause du statut de la Fonction publique.

Macron et son gouvernement sont allés jusqu’au bout, faisant voter, par une assemblée nationale aux ordres, la 1ère marche de la privatisation de la SNCF. Les conséquences se font déjà sentir : de petites lignes ferment, des TER et des Intercités sont supprimés pour cause de non rentabilité. Peu importe l’aménagement du territoire ; peu importe que des lycéens et des salariés soient contraints de se rabattre sur les transports routiers… fort peu écologiques. Hulot où es-tu ? (...)

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et directrice de la
publication :
Marinette BACHE